Le prince de l’espace à la Sorbonne (Nouvelle)

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Les 18 et 19 aura lieu un colloque sur Goldorak (dont javais parlé dans un mémoire rédigé il y a 10 ans sur le manga et l‘anime en France) à l’université Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Le programme des réjouissances est sur cette adresse. Mais il y n’y a plus de places disponibles. Ceux qui veulent accéder à la captation vidéo du colloque auront plus de chances sur ce lien.

Un dessin animé vieux de 40 ans (ou une bande dessinée) est un sujet d’étude universitaire aussi légitime qu’une série télévisée ou un film en prise de vues réelles. Si tous les intervenants du colloque ne sont pas universitaires, la majorité d’entre eux peut etre créditée de travaux sérieux (c’est-à-dire pas juste un plaidoyer de fan) sur le manga et la japanimation. Par exemple, on peut citer la co-organisatrice du colloque, Marie Pruvost-Delaspre, qui a soutenu une thèse sur les dessins animés de la Tôei dans les années 1950, 1960 et 1970, ou  Ariane Beldi, qui s’est surtout intéressée au marché de la vidéo  (on peut trouver un résumé de sa thèse sur son blog, ainsi qu’une pas si brève histoire de l’industrie de l’animation). La première dirige un ouvrage auquel contribue la seconde et d’autres participants au colloque sur l’animation japonaise en France. Il vient juste de sortir.

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En France et Italie, Goldorak a suscité des polémiques sur sa violence, voire son fascisme, et sa mauvaise influence supposée sur les jeunes. En France, on a souvent cité À cinq ans, seul avec Goldorak (1981) de Liliane Lurçat comme un des exemples de livres condensant tous les clichés négatifs sur les anime. Le livre, il est vrai, est moins sévère que sa réputation ne le laisse penser. Mais il ne faut pas oublier que le robot cornu est un prétexte pour soutenir le combat de l’auteure contre la télévision, et d’une manière générale, contre les écrans. Ce combat est lié à un autre combat, sur les méthodes pédagogiques, comme l’écriture, car Liliane Lurçat est membre du collectif Sauver les lettres. Un combat que des personnages peu sympathiques se sont empressés de récupérer

Pour terminer ce billet sur une note plus joyeuse, je rappelle quun reboot de la série, Grendizer Giga, est sorti, dabord en manga, puis en anime. Le look de certains personnages surprendra plus d’un(e)…

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Une réflexion sur “Le prince de l’espace à la Sorbonne (Nouvelle)

  1. Hello!

    Merci pour la citation avec les liens! Par contre, je vais probablement bientôt fermer le blog auquel vous faites références. J’ai déjà transféré le plus gros vers mon site à mon nom: http://www.ariane-beldi.ch, y compris mon chapitre sur l’histoire de l’industrie japonaise du divertissement audiovisuel, que vous pouvez trouver ici: http://www.ariane-beldi.ch/my-dissertation-thread-le-fil-de-ma-these/une-pas-si-breve-histoire-de-lindustrie-japonaise-du-divertissement-audiovisuel/. Au plaisir de vous croiser sur la blogosphère ou même peut-être en vrai à l’un ou l’autre des événements consacrés à la recherche universitaire sur ce sujet!

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